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About: jyber

Jean-Yves Bernot. Vit en Charente-Maritime – voyage pas mal. Etudes de maths et d’océanographie. Depuis plus de vingt ans météorologue - navigateur - routeur, dans l’ordre qu’on voudra. Aime (entre autres) : la météo, les bateaux, la course. Particularités : navigue, régate, court – The Race, Volvo Race, records de l’Atlantique, Fastnet, Admiral’s Cup… A routé Ellen MacArthur, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon pour ses tours du monde et ses records, formé pas mal de solitaires du Vendée Globe, travaille même pour les Anglo-Saxons et certains concurrents de la Volvo Ocean Race. Ecrit des livres d’initiation ou de perfectionnement. Aime transmettre, raconter, apprendre. Passionné.

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23. Le monde est petit !

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L’exploit de Michel Desjoyeaux nous a rapetissé d’un coup le monde à la voile : 84 jours 3 heures pour faire le tour en solo, en monocoque. Si on y retranche les quarante heures dues au faux départ et les quelque 1 700 milles de route supplémentaire dues à la remontée en latitude des portes de glaces, on n’est pas loin des 80 jours en solitaire, en monocoque autour du monde. Il n’y a pas si longtemps, on n’osait pas en rêver en multicoque et en équipage !

Pour les concurrents encore en course, la situation n’est pas enthousiasmante : la dépression qui traîne au large du Portugal génère un flux de NNW qui ne fait pas les affaires de Bilou sur son dériveur pas lesté (à tel point que celui-ci vient juste d’annoncer son abandon. Et m…).


http://www2.wetter3.de/fax.html

Et la suite n’est pas folichonne : voici la situation prévue jeudi.


http://www2.wetter3.de/fax.html

Armel s’achemine doucement vers la place de «dauphin», mais ce ne sera pas dans la facilité : vent fort de secteur NW, mer très forte et température hivernale. Du vent de travers par mer forte et temps froid : probablement l’allure la plus pénible sur ces engins de torture…

Plus loin, Samantha Davies aimerait bien se débarrasser de Marc Guillemot, qui remonte l’alizé à grande vitesse. Elle a donc choisi une route plus directe, mais aussi plus lente. Résultat des courses vers le 5 : c’est la position de l’anticyclone des Açores qui jugera l’affaire.

Sam s’est aussi probablement fixée un autre challenge plus privé : arriver en tête des concurrents britanniques…


http://www.vendeeglobe.org/fr/

La photo, la photo !

Suite à la chronique du 1er décembre 2008, voici le résultat du concours «cékisurlafoto»…

Cette image a été prise peu avant le départ du Tour de l’Europe 1985 : des régates acharnées faisant escale dans des endroits merveilleux où Gérard Petipas réussissait à convaincre l’Europe entière que notre bande de traîne-pontons méritait un accueil de personnalités de haut rang.

Rangée supérieure de gauche à droite :
Philippe Jeantot (le skipper), François Girod (Le Toubib), Roland Jourdain (déjà Bilou), Vianney Ancelin (futur Outils Océans), Jean-Yves Bernot (à cette époque La Science).

Rangée inférieure de gauche à droite :
Mich’ Desjoyeaux (encore surnommé P’tit Desj’ à cette époque), Alain Collet (La Grande). La tignasse qui se cache : Fred Leclerc (dit Fredo).

Photographe : Laurence Cornu.

A l’étape de Lorient, nous avions embarqué en renfort un grand gaillard, au crâne déjà dégarni, surnommé Zorro : Denis Horeau, maintenant directeur du Vendée Globe.

On vous le dit, le monde est petit.

PS : Si on l’a gagné ce Tour de l’Europe ? Je veux… avec un équipage pareil !

22. L’heure des contes

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On ne va pas se raconter d’histoires : les conditions météo semblent claires jusqu’à l’arrivée, à défaut d’être faciles. Foncia est maintenant dans le flux d’Ouest qui nous tanne depuis plusieurs jours. C’est du grand chic-saison d’hiver : ça se porte court pour ce qui est de la voilure, et plutôt engoncé au niveau du ciré.


http://weather.noaa.gov/fax/marsh.shtml

SW 30 kt aujourd’hui amené par L1 puis, demain, passage de front froid qui, comme toujours, demande de l’attention : rafales, grains et bascule rapide à l’WNW permettant de faire route vers la maison dans une traîne active.

Enfin presque jusqu’à la maison…
La dépression L1, trop pressée, ira se faire voir chez les Ecossais, on aura alors droit à la dorsale accompagnée de son beau temps temporaire suivie d’un dernier tour de manège à l’approche de L2.
Situation prévue par le service météorologique allemand, samedi 31 janvier : http://www2.wetter3.de/fax.html


Et dimanche pour finir ?

On change de cavalière : vent d’Est vers l’arrivée. La dépression L2 fait route vers le Portugal, où elle va rester quelques jours (situation rêvée pour aller aux Antilles, ne manquez pas le train les convoyeurs…). Un peu de près pour finir : franchement fallait pas, c’est trop gentil…


   
Situation prévue par le service météorologique allemand, dimanche 1er février : http://www2.wetter3.de/fax.html

Bilou va s’extraire graduellement de l’anticyclone au voisinage des Açores (voir la carte du 28 janvier) avant d’entrer dans le domaine de L2 avec deux jours d’écart : vent fort de secteur Ouest vers les Açores, puis il faudra composer avec le vent de NE  vers l’arrivée.

Voilà pour la stratégie générale.
Elle est simple et ce n’est pas là que ça se passe. C’est dans les têtes.

Michel Desjoyeaux se rassure par les chiffres : son avance sur Jourdain correspond à environ 50 % du trajet restant à parcourir. «Un rapide calcul montre que» même en y allant gentiment, ça devrait le faire. Sauf… Sauf si avaries, conteneurs en embuscade entre deux eaux, voiles qui se déchirent… La petite musique douloureuse du doute qui taraude. Et les souvenirs, les bons, ceux qui aident : souvenirs d’arrivées victorieuses, de la préparation méticuleuse, des vérifications récentes sans alarmes.

Il y a les autres souvenirs, ceux qu’on n’attendait plus : les régates perdues d’un rien, d’une bastaque qui se lâche, d’une dérive qui fout le camp.

Et puis, les bons souvenirs, encore qui reviennent : l’arrivée ici aux Sables en vainqueur, il y a huit ans… Comment gère-t-on ça à bord, alors qu’à terre nous sommes déjà en transe pour une arrivée prévue le 1er février ? Mich’, calmement, s’en tient à sa stratégie et son sens marin : aller vite juste ce qu’il faut pour contenir la meute en préservant le matériel dans le temps tout juste maniable. Ce Vendée, superbe de stratégies subtiles, se termine en course de pilotage.

Profitez bien de ces dernières nuits en mer, les gars. Bientôt, l’emblondie d’un phare vous dira la terre. Trop tard. Il faudra y aller…

21. Noms d’oiseaux

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Foncia va bientôt sortir de la zone d’alizés et attaquer l’anticyclone Atlantique qui a pris ses quartiers d’hiver au Sud des Açores. Il faut dire qu’il est bousculé par un flux d’Ouest puissant dont nous avons eu un exemple ce week-end.
Voici la situation météo du dimanche 25 janvier (https://www.fnmoc.navy.mil/public/ ) :

En altitude, vers 10 000 mètres, le jet stream s’énerve : 100 à 150 kt de vent d’Ouest permettent toutes les audaces aux divers tourbillons dont certains s’amplifieront jusqu’à la taille de dépressions brutales.

Au niveau de la mer, dans les vagues, voilà le résultat (échelle à droite en pieds).

Michel Desjoyeaux fait route plein Nord, vers le Groenland, comme s’il ne savait pas où se trouvent Les Sables. On connaît la musique : il va chercher le flux d’Ouest au plus court. Après une douzaine d’heures de vent plutôt faible, ce sera, pour Foncia, le dernier rush vers la maison dans un régime dépressionnaire soutenu : les quarantièmes rugissants, ceux de l’hémisphère Nord cette fois. Voici la prévision pour le mercredi 28 janvier, au niveau des Açores :

http://weather.noaa.gov/fax/marsh.shtml

Veolia tient le coup à 500 milles du leader. Pour Bilou, il s’agira certainement de préserver cet écart et le résultat dans des conditions qui s’annoncent difficiles au Nord de l’anticyclone.

Brit’Air est encore dans l’alizé et Armel doit commencer à jouer de la calculette. Il court en temps compensé contre Marc Guillemot pour la troisième place.

Rappel des compensations accordées suite aux arrêts pour porter assistance :
Safran : 82 heures.
Roxy : 32 heures.
Brit’Air : 11heures.

C’est tout, pour Armel ? Eh oui, c’est tout. Pas cher payés, les efforts pour aider Jean Le Cam, et les explications alambiquées du jury ne sont guère convaincantes. Résultat, Brit’Air doit arriver trois jours avant Safran pour conserver sa place.

Roxy et Safran s’offrent un savant pas de deux le long de la côte brésilienne : à suivre…

Des noms…

Vincent Riou s’était fait un surnom dans le précédent Vendée : «Vincent le Terrible» qui lui va comme un gant, en course, et ne dit rien de sa gentillesse et de sa modestie.

Mike Golding
navigue avec talent depuis assez longtemps pour que le petit monde de la voile ait francisé son nom en «Michel Doré». C’est une marque d’affection envers les navigateurs étrangers venant se frotter au gratin du solitaire breton. Il y a des précédents : Mike Birch était connu vers La Trinité comme «Michel Bouleau». Ellen MacArthur n’a pas pu échapper à la «Reine Arthur». Samantha Davies n’a pas besoin de surnom, son prénom en tient lieu : «Sam» suffit (désolé…).

Jean le Cam, lui, a atteint, avec la gloire due à ses nombreux exploits, un sommet de la révérence maritime : il est traduit en breton. «Le roi Jean», comme on l’appelle à Paris, est connu dès le pays Glazik comme «Yann Ar Cam». On en rêve tous.

«Bilou» est plus connu que Roland Jourdain : dans son enfance un voisin venant du Nord de la France l’a surnommé «Biloun», puis «Bilou», bien avant le succès de «Bienvenue chez les Ch’tis».

Armel Le Cléac’h a été un temps surnommé «le Chacal» par quelques concurrents jaloux : il s’agissait de rappeler son aptitude à soutenir le train en régate puis à finir par une attaque rapide et définitive. On ne l’utilise plus guère. Armel est maintenant dans la cour des grands ; un peu de respect alors.

Michel Desjoyeaux, dernier de la fratrie, fut surnommé il y a longtemps, «Petit Desj» et même «Breakfast» ; ça n’a pas duré. «Le Professeur» a été inventé par les journalistes à leur usage propre. Aucun de nous ne l’utilise. Cela étant, il est vrai que la démonstration est magistrale. Pour nous, c’est simplement «Mich» et on a tout dit.

Les cinq premiers concurrents sont tous issus du centre d’entraînement de Port-La Forêt. Dans des temps anciens, à l’époque où les skippers étaient des grands gueulards dépositaires de l’antique sagesse de la voile, l’un d’entre eux, et des plus fameux, avaient surnommé l’endroit «La Vallée des Fous». Des équipiers plus en prise avec les réalités du monde de la voile et «les mains dans la colle» parlaient de «Sikaflex Valley».

Tout cela n’explique pas une telle concentration de talents et d’expériences dans cet irréductible petit port breton. Les anciens prétendent que dans la région de Port La Forêt, la nuit, pendant les coups de vent d’hiver, on entend l’appel de la mâture…

Maintenant, on dit «Portlaf».
Et on lève son bonnet s’il vous plaît…

20. Prends garde à toi…

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Foncia en finit de sa dispute avec le Pot-au-Noir : à cette saison, et au large du Brésil, il se situe vers 0°30 S et ne se manifeste pas trop méchamment. Quelques grains visibles sur les photos sat et bientôt l’alizé d’Atlantique Nord.


(affichage Ugrib, version pro).

Malgré le beau temps, la remontée de l’alizé, soutenu cette année, ne sera pas une partie de plaisir : vent du 60-70, 25 kt avec des grains, mer nerveuse. Chaud et humide à l’intérieur, humide et chaud sur le pont…

Derrière, Veolia se rapproche à grandes enjambées sur un petit air d’accordéon : bon pour le moral, mais ça ne durera pas. Il faudra cotiser comme tout le monde au passage du Pot-au-Noir. On fera les comptes le week-end prochain. Brit Air navigue toujours dans l’alizé d’Atlantique Sud en espérant l’adonnante à l’Est.

«Espérer». A bord, on ne fait que ça : espérer que le vent tourne, force, mollisse, ou «reste comme ça», que la mer s’aplatisse, que la pluie s’arrête ou reprenne si on manque d’eau. Espérer bientôt arriver et espérer repartir rapidement. L’espoir fait naviguer…

Psycho

A ce stade de la compétition, les considérations psychologiques tiennent presque autant de place que la stratégie météo. Comment déstabiliser Desjoyeaux qui semble lire dans les systèmes météorologiques comme d’autres dans les entrailles de poulet ? Pour Mich’, comment parquer les poursuivants d’un côté du plan d’eau pour mieux les surveiller et les regarder s’entre-déchirer ?

Chacun joue de sa personnalité avec plus ou moins de rouerie.

Mich’ nous le fait serein du genre : «J’applique avec continuité et discernement la méthode qui m’a si bien réussi jusqu’ici et qui fait que vous cavalez derrière. Tout va bien, je n’ai jamais eu de problèmes et d’ailleurs, je les ai résolus…»
Bilou met la pression en rappelant que son bateau est aussi rapide que celui du leader, qu’il ne lâchera pas le morceau et que rien n’est joué. Il tente de pousser Mich’ à la faute technique ou stratégique. Voilà pour la prise de tête. Mais la météo ?


Stratégie et tactique

Comme on est dans la dernière ligne droite, les notions de tactique vont reprendre leur droit et elles vont interférer avec la stratégie. Le problème se pose ainsi : une fois sorti de l’alizé, il faut traverser l’anticyclone d’Atlantique Nord. Voici la situation moyenne au mois de janvier-février.


   
- Si l’on espère des vents de secteur Ouest au Nord des Açores, il faut monter le plus vite possible plein Nord, vers les vents d’Ouest. Une fois servis, à peine le temps de saluer les collègues en pêche sur les bancs de Sole et nous voilà à la maison.
- Si, en revanche, on s’attend à du vent de Nord-Est ou d’Est à la fin du parcours, il faut se placer au large immédiat de la péninsule Ibérique pour gérer au mieux le vent contraire et variable.



Le choix devra se faire dès 15°N, dans l’alizé :

- Si on choisit l’option Ouest, il faut «ouvrir un peu» en abattant de quelques degrés pour gagner le plus rapidement possible vers le Nord. On gagnera vers l’Est plus tard, au voisinage des Açores, lorsque l’on aura atteint le flux d’Ouest.
- Si on privilégie l’option Est, il faut en revanche serrer l’alizé et ne pas faire d’écart vers l’Ouest synonyme de route perdue vers le but.

La solution du problème est loin d’être évidente : on devra s’appuyer sur les prévisions à long terme (une semaine à dix jours), dont on connaît les faiblesses. Toutefois, quelques outils évolués comme les prévisions d’ensemble et l’étude des types de temps peut permettre de résoudre le problème. En partie…

Le jeu stratégique se complique d’un subtil jeu tactique : les poursuivants savent qu’ils grillent ici leurs dernières cartouches. Attaquer dans l’Est pour essayer d’attirer le leader dans des zones sans vent où tout peut arriver ? Oser s’écarter loin dans l’Ouest pour toucher d’éventuels vents portants en premier ?

Garde-toi à droite, garde-toi à gauche. Angoisse de l’avarie si près du but. Il faut tenir jusqu’aux Sables…

19. Iles et courants

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Comme d’habitude, cette remontée du Brésil n’en finit pas. L’anticyclone en a fini d’accompagner les coureurs dans leur déplacement vers le Nord. Il était collant, le camarade. Desjoyeaux et Jourdain naviguent enfin dans un bel alizé de Sud-Est qui permet des moyennes élevées dans de bonnes conditions. Le Cléac’h est toujours sur la bordure de l’anticyclone, au près. L’adonnante n’est prévue que mardi. Voici la situation le 19 au matin affichée sur Maxsea.

Devant, Mich a déjà la tête dans les nuages du Pot-au Noir et peaufine son passage. Tout peut arriver là, surtout les ennuis. Dans cette zone, on n’est d’accord sur rien : même l’étymologie du fameux chaudron est sujette à caution. Pour les uns, ce pot viendrait d’un jeu de colin-maillard où le perdant se colletait avec un pot de vieux cirage. Pour d’autres, ce serait la traduction d’une expression portugaise caractérisant une situation inextricable.

Le passage du Pot-au-Noir en janvier-février est beaucoup plus rapide que lors de la descente. L’affaire est, en général, bâclée en une journée. Le minimum de vent se trouve vers 0°30 S, et le maximum de nébulosité vers 4° N. Le passage en est en général aisé entre 28°W et 32°W.

Une fois passé le Pot-au-Noir, c’est là, vers les latitudes zéro, que les stratèges vont sortir quelques-unes de leurs dernières munitions. La remontée de l’Atlantique Nord est toujours passionnante.

En attendant, messieurs, profitez bien du merveilleux ciel austral : encore un petit coup de Croix du Sud, de Nuage de Magellan, Canopus et Fomalhaut. Bientôt, une petite étoile bleutée se tiendra près de l’horizon, dans le Nord : la Polaire vous causera de la maison…

La pointe Nord-Est  du Brésil

Il s’en passa des choses ici, pas tellement sur l’eau (on est dans le régime d’alizé du Sud-Est, stable en général), mais sous l’eau et au fond.

Le système des courants équatoriaux se fait sentir au Nord de Natal. Le courant Sud-Equatorial porte vers l’Ouest à 1 kt environ et se renforce sévèrement à l’approche de la côte.


http://bulletin.mercator-ocean.fr/

Il devient très fort le long de la côte Nord brésilienne et a joué plus d’un tour aux compétiteurs navigant à l’aviron vers la Guyane.

Vers 80-100 mètres de fond, changement de décor : le sous-courant équatorial se dirige vers la côte Africaine à plus d’un nœud. Les pêcheurs qui voyaient leurs filets s’échapper vers l’Est ont anticipé les découvertes des océanographes.

Quelques kilomètres plus bas, tout au fond de l’océan, la zone est particulièrement agité : dorsale médio-océanique, monts sous-marins et failles donnent un paysage contrasté.


http://www.gebco.net/

Certaines montagnes sous-marines se contentent de donner des hauts-fonds isolés qui sont autant de zones de pêches fructueuses D’autres émergent pour former quelques îles perdues au milieu de nulle part : l’idyllique archipel de Fernando de Noronha, l’atoll das Rocas, à fleur d’eau, signalé par un phare dont on aimerait croire qu’il n’est jamais en panne, et les rochers jumeaux de Saint-Pierre et Saint-Paul.

L’atoll das Rocas :


http://www.oceandots.com/atlantic/rocas/

Saint-Pierre et Saint-Paul :

On y trouve des oiseaux, des scientifiques, des pêcheurs et des navigateurs ayant oublié leurs cartes.

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